Les graines de tempête

Les graines de tempête

Le vent m’attend sur la grève, impatient de me décoiffer, de coller sur mes joues le sel de la mer qui étreint les falaises et caresse les plages.

Aux Îles-de-la-Madeleine, le vent règne. Noyée dans des paysages qui montrent l’infini, je ressens l’immensité de l’univers et la petitesse de mon être et je me sens enveloppée par le souffle de la terre qui jubile de rendre mes larmes jalouses de le voir y déposer à son tour ses cristaux salés. J’apprivoise le vent du changement.

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Le chaos, reflet des possibilités

Le chaos, reflet des possibilités

Pendant longtemps, j’ai cherché à mettre de l’ordre dans mon esprit et à maîtriser le flot de mes pensées pour préserver ma paix intérieure. Comme je l’ai constaté rapidement, plus j’essayais de changer mon état d’esprit, plus je m’éloignais de la paix souhaitée.

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L’indispensable spectateur

L’indispensable spectateur

Je découvre la joie que la photographie me fait vivre et j’en veux plus. Mon appareil éveille ma capacité d’observation à tous les niveaux. Les merveilles que mon regard déniche dans un contexte banal me fascinent, comme des gouttes de pluie prisonnières d’une moustiquaire. Je veux couvrir mes murs de mes coups de cœur, les afficher partout pour qu’ils me rappellent que mes yeux savent voir la beauté du monde quand mes pensées s’égarent.

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Nous sommes tous traducteurs

Nous sommes tous traducteurs

Je suis traductrice. C’est mon métier. Je lis et je tire un sens. Quand j’y pense, j’effectue ces opérations tout au long de la journée, que je sois au travail ou ailleurs, seule ou avec des gens. Au fil des heures, je remarque mes pensées, mes envies et mes retraits. Selon les principes de la communication non violente (connue sous l’abréviation « CNV »), chacun de ces éléments porte un message.

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Une orpheline à la fête des Mères

Une orpheline à la fête des Mères

Que notre mère soit présente ou absente, nous avons tous une raison de célébrer à la fête des Mères. Voici la mienne. Sans avertissement, sans au revoir, sans dernier câlin, ma mère est décédée subitement à l’âge de 41 ans. C’était l’hiver, elle pelletait un chemin dans la cour arrière de notre maison. L’anévrisme cérébral qui squattait sa nuque s’est rompu et s’elle écroulée dans la neige, laissant dans le deuil sa petite fille de 10 ans.

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