À l’approche de ma première exposition, je souhaite me rappeler pourquoi j’ai intégré la photographie dans ma vie. Cette activité transforme mon environnement en un terrain de jeu infini. Que je sois en voyage ou à Montréal, une multitude de sujets n’attendent que mes yeux pour prendre vie et créer des images surprenantes et magnifiques que j’ai envie d’offrir au regard des gens.

Dans cet élan de partage, je remarque qu’il est très facile de m’attacher à l’état quasi-euphorique créé par les « j’aime » et les commentaires flatteurs. Pour cette raison, je me souviens de l’importance de ne pas m’identifier à mes émotions. Comme je le fais dans le cas des émotions négatives, j’accueille l’état d’esprit et les pensées qui accompagnent les commentaires élogieux, que je savoure avec délice, et je les laisse me traverser sans m’y attacher. Évidemment, il est beaucoup plus agréable de faire l’exercice quand je ressens des émotions exaltantes que lorsque je suis sous l’emprise d’émotions lourdes, mais le principe est exactement le même. Je ne suis pas mes émotions, qu’elles soient négatives ou positives.

Je suis l’observatrice, vous vous souvenez? Je suis cet espace qui observe et qui n’a besoin de rien. Je suis ici pour donner. Mes créations sont des offrandes, des graines que je sème pour cultiver ma joie pendant mon passage sur cette terre afin de la rendre plus belle.

Je ne peux savoir si mes créations ont l’effet que je souhaite, mais je sais que j’ai lu des livres qui m’ont sauvée sans le mentionner à l’auteur, j’ai regardé des photos qui m’ont inspirée sans cliquer sur « j’aime », j’ai admiré des professeurs qui ne l’ont jamais su et j’ai vu une panoplie d’œuvres de toutes sortes qui se manifestent dans mes créations à mon insu! Que je le vois ou non, mes créations font leur chemin. Je les laisse libres de susciter la joie, l’intérêt, l’indifférence, le ridicule ou autre.

J’apprivoise l’incertitude qui accompagne la liberté que je laisse à mon élan créateur et au spectateur en me régalant des compliments et en ayant confiance que ma mission est accomplie, peu importe les commentaires.

Parlant de création

Susane Daviau, la voisine et complice de Martin, notre yogi des Bois, a récemment publié un superbe livre. Dans son ouvrage, elle publie les lettres d’amour qu’elle a échangées avec son mari, aujourd’hui décédé. Elle nous fait entrer dans son intimité et découvrir l’univers du couple qu’ils ont formé. Un partage profond et inspirant qui rappelle le plaisir de lire une lettre écrite de la main de l’être aimé. Une belle lecture à offrir à Noël!

Vous pouvez vous le procurer au prix de 30 $ en faisant un virement Interac à l’adresse susanedaviau@gmail.com.

Pour obtenir plus d’information, vous pouvez rejoindre Susane au 450-539-4266.

© Isabelle Parisella 2018
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