Au cours du week-end, j’ai travaillé sur mon projet d’écriture. Il y a quelques années, si on m’avait dit que j’allais m’assoir un samedi matin pour écrire, relire, rayer, hésiter, chercher, douter et réécrire des passages entiers pendant plusieurs heures d’affilées et me relever de ma chaise le dimanche en étant pleinement satisfaite et heureuse, j’aurais été sceptique! Pourquoi je me plais à accomplir une tâche aussi fastidieuse? Quelques indices me soufflent une explication.

Au départ, j’ai pris conscience de mes motivations. L’écriture est un talent qui s’est manifesté tôt dans ma vie et que j’ai laissé de côté. Au début de l’année, je me suis promis d’explorer cet intérêt pour voir jusqu’où j’irai. Cette activité me permet de développer mon potentiel et me procure un sentiment d’accomplissement personnel.

Depuis que j’ai commencé ce projet, je me colle à ceux qui ont le feu. Je lis davantage et j’assiste à des conférences d’auteurs. Je découvre avec une grande joie des auteurs inspirants qui partagent leur façon de travailler et leur univers. Leur passion m’habite et leur flamme me guide. Ainsi, j’entretiens mon propre feu.

De plus, l’écriture a un côté thérapeutique lorsqu’elle se fait l’expression de mes tripes. Cette expression n’a pas à être maquillée ou édulcorée. Elle n’a qu’à être vue telle qu’elle est dans l’instant. Dans une conférence, Marie Laberge, une auteure de grande renommée, confiait écrire en écoutant la partie d’elle-même la plus laide, celle qui choque et bouscule. Aucune place pour la pudeur, car, comme le dit si bien cette grande dame qui écrit sur papier : « Pour l’instant, c’est uniquement entre moi et la poubelle ». L’expression sans censure est très libératrice.

Tout au long de ce projet, je tiens à honorer le processus d’écriture. Parfois je ris, parfois je pleure, mais toujours je sens ce courant créateur qui me traverse et nourrit mon inspiration et ma motivation. L’écriture permet de contacter ce qui macère au fond de moi et de l’amener à ma conscience pour lui donner une place dans mon existence. Je vis dans cette pratique le sens du mot « yoga » qui est synonyme des mots « union » et « inclusion ».

Parlant de créativité

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© Isabelle Parisella 2018
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Isabelle Parisella
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