Pendant longtemps, j’ai hésité à dire ouvertement que je m’intéressais à la spiritualité et au yoga. Je plaçais les livres sur le sujet à l’écart dans ma bibliothèque, me méfiant du jugement des autres. Je m’interrogeais sur mon attirance pour l’invisible. Suis-je à la recherche d’un échappatoire pour ne pas faire face à la réalité ou tout simplement schizophrène?

Ma curiosité m’a poussée à explorer. J’ai lu des livres et écouté des vidéos, visité l’ashram de Sivananda aux Bahamas, fait une retraite de yoga au Mexique avec Yoga Salamandre, participé à des rassemblements de la Isha Foundation et à d’autres événements semblables. Tranquillement, mes craintes se sont atténuées et mes préjugés ont disparu. On ne me dit pas quoi faire ni quoi penser. On ne cherche pas à me changer ni à me « montrer le droit chemin ». On fait carrément l’inverse… On me prend telle que je suis. On m’invite à prendre conscience de mes comportements et pensées automatiques et à créer un espace pour les observer. On me ramène à moi, à ce qui m’a toujours animée avant qu’on me dise ce qui est bien et ce qui est mal, ce qu’une femme doit faire, ce qu’un homme ne peut pas être, ce qui plaît à mes amis, ce que papa veut, ce qui fait applaudir le professeur et l’employeur, etc.

Dans cet espace, je découvre mes inclinaisons naturelles, celles qui nourrissent mes rêves et mes talents. On m’encourage à suivre le chemin qu’elles me montrent et non celui d’un gourou. Ce mot me faisait peur. Après d’innombrables visionnements de vidéos de Moodji, Sadghuru, Adyashanti, Osho, Eckhart Tolle et bien d’autres qu’on appelle « gourous », j’ai compris qu’ils ne donnent aucune réponse et aucun principe à suivre. Ils font prendre conscience du fonctionnement de l’esprit. Ils sont un phare dans la tempête, haut, droit, lumineux et silencieux pour me permettre d’entendre ce que la vie chuchote en moi. Ils m’aident à naviguer dans le brouillard soulevé par les remises en question entre les vagues d’émotions et à vivre dans l’inconnu, le seul endroit où les possibilités existent.

Depuis que je suis cet élan, j’apprends à voir la réalité telle qu’elle est dans le présent, sans interprétations conditionnées par mes expériences passées et mes peurs de l’avenir. Dans ma bibliothèque, les livres sur la spiritualité et le yoga ne sont plus cachés derrière les autres. Je croyais qu’ils me distinguaient des gens, voire qu’ils m’en éloignaient. J’ai compris qu’ils me rappellent que je fais partie de l’existence telle que je suis à part entière. Il n’y a pas de « gens spirituels » et de « gens qui ne sont pas spirituels », il n’y a que ce qui est, sans étiquette, en constante évolution.

Parlant de spiritualité

Yoga Salamandre est certainement un des endroits les plus propices pour entrer en contact avec soi-même et vivre en conscience. Ce centre propose des activités variées qui nous permettent de créer un lien avec la nature. Par exemple, le magnifique séjour de Yoga, Voix et Apprentissage guidé par les chevaux. Des spécialistes vous feront découvrir les bienfaits du yoga, du chant et du contact avec les chevaux. Consultez la page de l’événement.

© Isabelle Parisella 2018
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Isabelle Parisella
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