(crédit photo : Normand Métivier)

Le titre de mon article semble ridicule, n’est-ce pas?J’ai longtemps pensé que l’adoption de comportements d’autosuffisance et d’indépendance assurait ma survie. Cependant, l’observation de l’interdépendance entre les éléments de la nature m’a permis de comprendre que ma survie dépend plutôt d’un nombre inconcevable d’interactions continues avec tout ce qui compose mon environnement, que j’en sois consciente ou non. En prenant conscience de cette réalité, je porte un regard complètement différent sur ma personne et mon entourage. Je comprends le principe du yoga selon lequel nous sommes UN.

En explorant les liens d’interdépendance qui existent entre les arbres et moi, je m’aperçois que le titre de mon article n’est pas si farfelu. En effet, certaines de mes fonctions vitales ont absolument besoin de l’oxygène produit par les arbres. Sans eux, la qualité de l’air que je respire serait moindre, tout comme mon espérance de vie. De plus, privés de l’énergie solaire, les arbres ne pourraient pas produire l’oxygène qu’ils rejettent dans l’air et dont les humains ont besoin. Chaque élément joue un rôle précis assurant la survie de tous.

En réfléchissant à cette réalité, je me rends compte que l’interdépendance vécue en conscience me réconcilie avec l’idée de recevoir de l’aide et d’en offrir. Seule, je ne survivrais pas longtemps et j’accomplirais bien peu de choses. En donnant de l’aide, quelle qu’en soit la forme, je comble un des besoins les plus fondamentaux des êtres humains, celui de contribuer, de sentir que, par mon intermédiaire, un être vivant est « plus » que ce qu’il était avant ma contribution.

La pratique du yoga fait grandir en moi un sentiment d’union. Lorsque ce sentiment s’étend à tous les êtres vivants, je perçois l’interdépendance naturelle qui existe entre nous et je n’ai plus besoin qu’on me dise de protéger l’environnement ou d’aider les gens dans le besoin et j’accepte de recevoir de l’aide. Je sais et je sens que décimer une forêt équivaut à m’amputer d’un poumon, que de laisser des gens dans la faim creuse un fossé d’où naîtront des sentiments de colère et d’injustice à mon égard et que refuser de l’aide revient à nier un besoin naturel. Je deviens consciente que tous les êtres vivants ont les mêmes besoins fondamentaux, dont celui de contribuer qui nous rend automatiquement dépendants les uns des autres.

La conscience de l’interdépendance contribue à l’épanouissement de tous les êtres vivants, car elle me permet d’adopter un comportement en accord avec ma nature qui comble mes besoins fondamentaux. En répondant à ces besoins, je délaisse les comportements de survie et j’élargis ma conscience pour y inclure le bien-être de tous les êtres vivants.

Parlant d’interdépendance

Chaque année, Yoga Salamandre organise un séjour de 10 jours de rêve dans son paradis! Au cours de ce séjour, en plus d’avoir la chance de vivre des moments de pure détente de Dulce Far Niente et de Pura Vida à lire, écrire, marcher, méditer, parler, vous baigner, flâner ici et là, vous avez l’occasion de connaître les membres de la communauté et de découvrir les cours de yoga uniques offerts par Martin Dubois qui vous réserve de nombreuses surprises lors de cette semaine! Consultez la page de l’événement.

© Isabelle Parisella 2018
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Isabelle Parisella
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