Le Québec vient de connaître une de ses canicules les plus meurtrières. Au cours de cette période suffocante, il n’y a pas que le réchauffement climatique qui m’a fait suer, la culpabilité aussi! La culpabilité que je ressens chaque fois que j’ouvre le robinet, que je dois prendre ma voiture, que j’ai envie d’acheter un aliment emballé, que j’oublie mes sacs réutilisables, etc.! À défaut de pouvoir dépolluer la planète entière, j’ai senti le besoin urgent de dépolluer mon esprit de ce poison qui m’enlève ma joie de vivre.

Quand je me sens impuissante devant les prévisions de catastrophes, je me rappelle que je suis responsable de mon état d’esprit d’impuissance et que cet état détermine la qualité de ma vie ainsi que mon comportement envers les autres et l’environnement. Je me rappelle l’importance de nourrir le sentiment de joie qui existe naturellement en moi et qui ne dépend pas des circonstances extérieures, de l’argent dans mon compte en banque ou de l’accumulation de biens matériels.

Si je cultive un état d’esprit de plénitude et de satisfaction, ma façon de consommer se transformera et reflètera mes besoins réels. Ma consommation ne sera pas le moyen tragique de combler un vide sans fond ou de me sentir vivante, elle sera juste. En tant qu’espèce qui habite la planète, j’ai le droit d’occuper un espace, de me nourrir, d’étancher ma soif, de me vêtir, de me déplacer et d’avoir des loisirs.

Quand mon cœur se serre à la vue des images de la détérioration de la planète, je me rappelle que je peux choisir une interprétation du phénomène qui préservera la joie et la paix de mon esprit, la seule chose sur laquelle j’ai un pouvoir dans l’immédiat. Je choisis de voir ces bouleversements climatiques comme la conséquence de l’avidité insatiable d’humains habités par un état d’esprit de manque, cherchant à l’extérieur ce qu’ils ne peuvent trouver qu’à l’intérieur d’eux. Cette perspective me motive à continuer de cultiver un état d’esprit satisfait et joyeux qui ajuste ma consommation à ce qui m’est nécessaire, sans plus. Une certitude grandit en moi : plus les humains arriveront à ressentir la joie qui existe naturellement à l’intérieur d’eux, moins ils surconsommeront. Depuis que cette idée se promène dans ma tête, j’ouvre le robinet en conscience et je ressens une profonde gratitude.

Parlant de consommation

Si vous avez envie d’encourager l’achat local et de découvrir des produits fabriqués en conscience et respectueux de l’environnement, allez visiter la boutique de Yoga Salamandre! Vous y trouverez des vêtements, de la nourriture, des produits hygiéniques et plein d’autres belles trouvailles.

© Isabelle Parisella 2018
•••
Isabelle Parisella
Facebook
Si vous souhaitez communiquer avec moi, vous pouvez m’écrire à l’adresse
isabellelasalamandre@gmail.com