Le vent m’attend sur la grève, impatient de me décoiffer, de coller sur mes joues le sel de la mer qui étreint les falaises et caresse les plages.

Aux Îles-de-la-Madeleine, le vent règne. Noyée dans des paysages qui montrent l’infini, je ressens l’immensité de l’univers et la petitesse de mon être et je me sens enveloppée par le souffle de la terre qui jubile de rendre mes larmes jalouses de le voir y déposer à son tour ses cristaux salés. J’apprivoise le vent du changement. Je sème la tempête dans mon être, en douceur et en conscience. Je viens remuer ma créativité et inspirer l’air d’un renouveau.

Ravie, je découvre que si je plonge dans ce qui se présente, la tempête fera tourbillonner autour de moi une multitude de possibilités à explorer, des occasions auxquelles je n’aurais jamais pensé si je m’étais mise à l’abri. Tranquillement, j’apprends à sauter à l’eau malgré les vagues, comme le fait cette sublime ballerine.

(Merci à la belle Laetitia pour ce magnifique spectacle!)

En effet, le vent m’a soufflé des surprises et j’ai surfé sur la vague! Je croyais voler paisiblement jusqu’à cette contrée insulaire, mais l’avion n’a pas pu atterrir. J’ai donc fait la sardine dans un VUS jusqu’à l’Île-du-Prince-Édouard, poireauté à Souris et vogué jusqu’à Cap-aux-Meules avec le groupe de photographes que nous formions. Grâce à cette aventure qui a tout chamboulé, j’ai été éblouie par la détermination et l’immense générosité d’un professeur qui tenait à réaliser le safari photo, émue par la camaraderie au sein du groupe de photographes passionnés que nous étions et amusée par nos fous rires pendant les jeux de devinette sur la route tard dans la nuit. Quand le sommeil serrait mes yeux, j’ai pu déposer ma tête sur l’épaule d’une dame que je connaissais à peine. Avec ouverture, nous nous sommes adaptés à toutes les circonstances. Le safari photo a été une expérience extraordinaire où j’ai senti que mon existence dessine un chemin sur la grande toile de l’univers. Je suis toute petite et je valse dans les bras de la terre, comme une enfant bercée par sa maman, joyeuse et sereine.

Tout au long de ce périple, le vent m’a fait penser à mon souffle, ce nomade impatient que j’apprends à séduire pour l’ancrer dans la mer de mon être. Ce précieux allié me ramène à l’instant présent et me permet de voir les cadeaux offerts par la tempête. J’ai maintenant envie de la semer. Heureuse coïncidence, j’ai trouvé des graines de tempête. Que le vent se lève!

À l’endos de l’emballage, on lit le texte suivant :

Pour les amateurs d’émotions fortes,

les pirates et les aventuriers,

Pour les indifférents et ceux qui s’ennuient,

qui manquent d’air ou qui veulent

simplement changer d’air.

Pour les braves qui n’ont pas peur

de prendre une bordée ou ceux qui stagnent

dans la morosité.

Pour les « rockers », ceux qui aiment

que ça « brasse », ceux qui ont besoin d’action.

Attention

Effet rapide. Vous en serez retournés.

Qui sème le vent récolte la tempête.

Où semer

À l’endroit même où vous voulez qu’il

se passe enfin quelque chose.

Mode d’emploi

Marcher en reculant.

Attendez d’être en colère, percez les outres

d’Éole et déchaînez la tempête.

Remarques

Si vous voulez savoir si ça pousse vraiment,

revenez aux Îles au mois de novembre.

En tisane, c’est un aphrodisiaque renversant.

Le vent dans les voiles, vous découvrirez

des horizons inconnus.

 

Produit disponible aux Artisans du sable, métiers d’art de la mer

À Havre Aubert, Îles-de-la-Madeleine

 

Parlant de voyages

Vous avez envie de dépaysement, de relaxation et de sortir de votre quotidien? Je vous invite à visiter la page du voyage à Yelapa, au Mexique, organisé par Yoga Salamandre. J’ai eu la chance d’y aller en décembre 2016 et j’ai ADORÉ le voyage. La plage est magnifique, la nourriture est excellente et le village est très joli. Cet endroit est tout sauf ordinaire. De plus, Martin est un professeur de yoga qui s’adapte à tous les participants et un accompagnateur attentionné. Jetez-y un coup d’œil! J’ai également écrit un témoignage que vous pouvez lire sur cette page.

© Isabelle Parisella 2018
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Isabelle Parisella
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