L’alimentation est un sujet d’actualité. Souvent, elle semble diviser les gens entre les amateurs de viandes, les végétariens, les végétaliens, les gens anti-gluten, les adeptes du paléo, etc. Nos choix alimentaires nous infligent d’une étiquette qui dicte nos comportements envers la nourriture et les autres, nous éloignant de nos besoins réels et du plaisir de partager nos repas. Ce serait dommage que l’alimentation devienne un sujet à éviter, comme la politique et la religion…

Tourmentée par ce sujet, j’ai lu des livres, consulté des articles sur des études qui se contredisent et discuté avec des gens diplômés. Pendant longtemps, j’ai mangé avec incertitude, suivant les recommandations que je trouvais ici et là, sans arriver à chasser l’inconfort soulevé par la question : Est-ce que je me nourris bien?

Exaspérée par cette recherche fastidieuse, j’ai observé ce qui m’agaçait quand la fourchette s’approchait. J’ai cerné quatre éléments qui me préoccupaient : ma santé, le bien-être animal, mes objectifs de performance sportive et la protection de l’environnement.

Ne voulant plus me perdre dans une montagne d’informations ni agir selon une étiquette collée à mon front, j’ai décidé que mes choix alimentaires seraient orientés par ces valeurs. Au fil du temps, j’ai développé une sensibilité envers les animaux et une préférence pour les aliments frais, comme les légumes, les fruits, les noix et les graines. Je choisis les aliments en fonction de leur effet sur mon corps, de ma dépense énergétique quotidienne et du respect du bien-être animal et de l’environnement.

Cependant, je fais preuve de flexibilité, car les valeurs alimentaires et les situations que je vis ne se concilient pas toujours. En effet, quand je meurs de faim sur la route et que mes seules options dans une halte routière sont un biscuit douteux à 400 calories dans une machine distributrice ou un trio de restauration rapide, je ne laisse pas la culpabilité m’envahir. Quand je mangeais les turtles que ma grand-mère me donnait, la seule chose qu’elle pouvait m’offrir dans son CHSLD, je lui faisais vivre une de ses plus grandes joies, celle de nourrir sa famille. Quand je mange les bonbons d’Halloween que mon filleul m’offre de sa précieuse récolte, je lui fais vivre la joie de voir que ce qu’il partage est accepté. La nourriture a également une fonction sociale importante qui nous lie aux autres. Alors, parfois, je choisis de répondre à mon besoin de connexion au lieu de me conformer à mes valeurs alimentaires.

Le sentiment de bien-être devant mon assiette provient de l’équilibre entre le respect de mes valeurs personnelles et la réponse à mes besoins physiques et psychologiques qui varient selon les situations. Ces valeurs ne sont pas une dictature et elles évolueront au cours de ma vie. Quand mes choix alimentaires s’en éloignent, je mange avec gratitude en portant mon attention sur toutes les mains qui ont permis à la nourriture de se rendre dans mon estomac, sur la générosité avec laquelle on me la sert et sur toutes les formes de vies qui sont nécessaires pour me sustenter. L’abondance de nourriture est un immense privilège à célébrer et non un prétexte pour nous diviser et nous juger. Mangeons en conscience en respectant nos valeurs personnelles, nos besoins et ceux des autres à la même table que les amateurs de viande, les végétariens et les végétaliens.

Parlant de nourriture végétalienne

Si vous êtes curieux et que vous souhaitez découvrir une alimentation pleine de saveur, de fraîcheur et de vitamines, participez à l’atelier de cuisine végétalienne à Yoga Salamandre le mardi 31 juillet dès 10 h! Vous découvrirez une façon saine de vous alimenter ainsi que les meilleurs trucs culinaires de notre yogi des bois! Consultez la page de l’événement.

© Isabelle Parisella 2018
•••
Isabelle Parisella
Facebook
Si vous souhaitez communiquer avec moi, vous pouvez m’écrire à l’adresse
isabellelasalamandre@gmail.com