On m’a déjà dit que j’étais aussi intéressante qu’une plante verte. Cette parole m’avait blessée. Je sentais qu’on pointait mon côté introverti et calme pour lequel je me jugeais. Aujourd’hui, cette remarque ne ravive plus de souffrance. J’ai compris que les insultes et les jugements appartiennent au monde relatif et qu’ils proviennent de notre perception.

Lorsque je vis des interactions conflictuelles, je me rappelle que des paroles prononcées, des gestes posés et mes propres jugements à mon égard sont toujours précédés d’un état d’esprit. En pratiquant la méditation, j’ai constaté qu’un état d’esprit est composé de pensées motivées par un nombre impressionnant de facteurs : l’humeur du moment, les croyances provenant du conditionnement culturel et de l’histoire personnelle, les besoins à satisfaire, les opinions, les jugements, etc. Un vrai fouillis qui brouille notre perception!

À la lumière de ce fait, je comprends que l’insulte de la personne qui m’a traitée de plante verte parle de sa perception teintée par ses pensées. Par exemple, si cette personne avait besoin de vivre un échange dynamique, ma façon d’être à ce moment n’y répondait pas. Si cette personne avait eu besoin de tranquillité, elle aurait apprécié mon côté posé et m’aurait remerciée de lui offrir une présence calmante. Les besoins influencent les perceptions et ils diffèrent selon d’innombrables facteurs. Cette prise de conscience me permet de prendre du recul par rapport aux paroles et aux comportements des autres et à mes jugements sur moi-même et de ne pas les laisser me définir.

Ainsi, j’ai appris à ne pas figer ma personnalité. Même si certains traits dominent, ils ne me définissent pas entièrement et ils fluctuent selon les contextes et mes pensées. J’ai fait la paix avec mon côté calme et introverti. Je l’ai observé sans jugement et j’ai arrêté de me dire : « Je suis comme ça, alors je ne peux pas faire telle ou telle chose ». Je me donne la liberté de faire mes choix selon mes objectifs et non selon une image de ma personne construite sur des perceptions fondées sur des pensées qui changent constamment.

Cette réflexion amène un questionnement : Qui sommes-nous dans ce ramassis de pensées qui conditionnent notre perception et qui fluctuent tout le temps? Je ne vois qu’une réponse : nous sommes ce sur quoi nous décidons de porter notre attention et de laisser grandir en nous à chaque instant. Selon cette logique, si je focalise mon attention sur ce qui me rend joyeuse d’instant en instant, je créerai un état d’esprit qui améliorera ma perception de tout ce qui m’entoure.

Une image m’a frappée. On y voit deux moines qui tombent dans le vide. L’un dit à l’autre : « Nous tombons! Nous n’avons rien à quoi nous raccrocher! » L’autre dit : « Ne crains rien, il n’y a pas de plancher! »

Rien n’est figé, nous sommes libres!

Parlant de vert

Yoga Salamandre est situé sur un site exceptionnel, au coeur de la forêt estrienne et au bord d’une magnifique rivière! Quand la météo le permet, les cours de yoga sont donnés sur la plateforme tout près de la rivière.

La nature qui entoure le centre est vraiment propice au ressourcement. Visitez la page de la location d’espaces pour connaître les possibilités d’hébergement que vous pouvez réserver afin de profiter de cet endroit enchanteur.

© Isabelle Parisella 2018
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Isabelle Parisella
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