Julie Dyotte nous partage son expérience de la hutte de sudation!

Je ne sais pas ce qui m’a pris mais, l’été dernier, je me suis inscrite à une retraite Maha, soit une cérémonie amérindienne dans une hutte de sudation à Yoga Salamandre!

La hutte de sudation représente l’utérus de la Terre-mère et le processus est une façon de se relier avec notre essence profonde.

Je suis plutôt du genre sceptique et j’avoue que je me suis moi-même surprise d’avoir choisi de prendre 4 jours de mes précieuses vacances pour aller étouffer sous la chaleur dans une hutte amérindienne! Mais je dois avouer que j’ai toujours eu une grande fascination pour les cérémonies chamaniques et que ma curiosité était extrême.

Je suis donc débarquée avec beaucoup d’enthousiasme et avide de vivre cette expérience mythique avec mon yogi favori, Martin. Il faut dire que j’ai une immense confiance en lui et que je n’aurais jamais osé faire ce genre de chose ailleurs.

Je campais sur une très jolie plate-forme juste à côté de la rivière et c’était assez pour me mettre dans un mode d’accueil et de lâcher-prise. J’ai donc décidé d’embrasser ce qui se présenterait à moi sans essayer d’analyser ou de juger. Je me suis d’ailleurs dit que ce serait beaucoup plus amusant comme ça, et… j’ai eu raison!

Lors de cette retraite de 4 jours, nous avons eu la chance de construire la hutte avec les guides en cueillant chaque branche et en effectuant le rituel sacré qui fut transmis par les anciens à notre jeune chamane nommée Ayah.

J’ai eu un plaisir fou à participer à ce long processus et à écouter cette jeune femme nous expliquer pourquoi et comment chaque chose était comme ceci ou cela. Malgré son jeune âge, j’ai été impressionnée par toute la sagesse qui l’habitait et l’aisance avec laquelle elle nous la communiquait.

Près de la hutte, notre très sympathique gardien Michael alimentait le feu sacré. Il en prenait soin comme d’un ami en l’alimentant seulement avec les meilleurs éléments qu’il avait soigneusement choisis. Des grosses pierres habitées des esprits de nos ancêtres, aussi appelées grand-mère et grand-père, y étaient déposées et au moment opportun, elles faisaient leur entrée au centre de la hutte.

Devenues rouges, on y faisait brûler du tabac ainsi que plusieurs autres formes de médecines ancestrales. Ensuite, on y versait de l’eau afin d’en faire libérer la sagesse sous forme de vapeur. La chaleur y était intense et j’avais parfois envie de sortir mais le tambour, les chants et le lien qui unissait les gens à l’intérieur de la hutte m’accompagnaient et me donnaient la force d’y rester.

Sur ce qu’on nomme le chemin rouge, la bienveillance était omniprésente et sécurisante et malgré les vagues, je m’y sentais bien.

Notre yogi, Martin, nous y a accompagnés en douceur avec des postures yogiques facilitant les déblocages et permettant ainsi de mieux guérir nos blessures.

Enfin! J’ai démystifié les fameuses huttes de sudation! Ok, peut-être pas tout-à-fait, mais une partie du moins! Et j’avoue que j’ai vraiment beaucoup aimé.

Hutte à sudation

Je crois humblement que suite à cette expérience j’ai approfondi mon cheminement spirituel. La connexion aux éléments, la richesse des lieux empreints d’une énergie vibrante, les enseignements de nos guides, les liens humains et « non-humains » créés lors de ce long week-end m’ont apporté beaucoup d’ouverture et de bien-être.

Si vous avez une impulsion vers ce genre de retraite, alors je vous dis sans hésiter : PLONGEZ!

Julie Dyotte