Le dimanche 23 septembre, j’ai couru mon premier marathon. Depuis plus d’un an, je me suis préparée à parcourir 42,2 km sur le bitume. Quand j’en parle, je lis parfois dans le regard des gens la question : « Pourquoi t’infliges-tu cette souffrance? » Je me suis posé la question. Pourquoi, plusieurs fois par semaine, toute seule, je faisais une longue sortie d’au moins 11 km, des sprints qui m’étourdissaient et des séances de musculation qui m’endolorissaient?

J’ai 37 ans, je ne vais pas me rendre aux Jeux Olympiques et Asics ne m’a toujours pas appelée pour m’offrir une commandite! Alors, si ce n’est pas la gloire, la pression des gens ou l’argent, qu’est-ce qui me pousse à faire tous ces efforts?

Le menu de pâtes, de biscuits, de crêpes, de gaufres, de fruits et de friandises glacées pendant les trois jours précédant l’épreuve de 2 500 calories est agréable, mais pas l’unique raison qui me motive. Une vidéo de Sadghuru, un de mes yogis préférés, offre une piste de réflexion intéressante. Il dit que peu importe si nous allons au gym, à l’église, sous la couette ou au bar, nous cherchons à atteindre un état de paix et de joie. Nous cherchons à nous enivrer pour accéder à une dimension de notre être qui nous dépasse, à faire l’expérience de quelque chose de plus grand que nous faisant fondre nos frontières et nous faisant vivre l’expérience d’être illimités.

Nous sommes tous animés par un courant de vie qui cherche à prendre de l’expansion, processus commun à toutes les formes de vie sur la terre. Nous le constatons souvent, nous ne sommes jamais satisfaits et nous voulons toujours plus, ce que reflète l’état de la planète d’ailleurs… Nous avons clairement besoin de vivre autre chose que la routine « métro, boulot, dodo » pour explorer d’autres facettes de notre être. Une fois que nous prenons conscience de cet élan naturel, nous pouvons choisir de l’exprimer d’une façon qui contribue à notre bien-être.

La course à pied est l’activité qui me permet de vivre cet élan d’expansion et de transgression des limites en conscience. Pendant les séances d’entraînement, j’ai côtoyé cette partie de moi qui me tire vers le haut et qui m’élève au-dessus des contraintes comme : « il fait froid », « il fait trop chaud », « mes bas compression sont sales », « j’ai mal dormi », « je suis SPM », « je ne sais pas si je vais y arriver », etc.! Mes efforts ont porté leurs fruits, car j’ai maintenu une vitesse moyenne de 10 km/h pour franchir la ligne d’arrivée après 4h15:50! L’ambiance de la course était électrisante! Les gens étaient heureux de participer, des inconnus s’encourageaient et se tapaient dans la main, les gens qui regardaient applaudissaient et brandissaient des pancartes amusantes comme :

Et ma préférée, vers la fin du parcours :

J’ai autant apprécié ma préparation que ma course. Je suis fière de m’être dépassée et je ressens de la gratitude pour ma santé, ma persévérance et les encouragements que j’ai reçus! Pour mes prochains défis, quelques folies me trottent dans la tête comme le marathon de Petra en Jordanie et un séjour au camp d’entraînement en haute altitude au Kenya! Pourquoi se limiter?

Parlant de dépassement

Martin, notre yogi des bois, s’est également dépassé cet été! Martin a participé à la course de 5 km au zoo de Granby et s’est classé 18e sur 1 480 coureurs et 4e dans sa catégorie d’âge.

Il a terminé la course en 22 min. 12 sec. et a maintenu une allure moyenne de 4 min. 27 sec. le km, ce qui est impressionnant! BRAVO Martin! Si des gens de la communauté de Yoga Salamandre et leurs amis sont intéressés à former une équipe et à participer à une course, nous serions heureux d’organiser un tel événement! Il est fort possible que nous communiquions avec vous prochainement pour sonder votre intérêt. 🙂

© Isabelle Parisella 2018
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