Je ne sais pas trop de quoi vous parler cette semaine. Je sais que je devrais vous parler de la retraite que j’ai vécue la fin de semaine dernière, mais je ne sais pas trop par où commencer. J’ai la tête pleine…ironiquement. Je suis allée faire une retraite pour faire le vide et j’en reviens la tête pleine. Bon, c’est la vie.

Le retraite, la retraite…il y aurait tellement de choses à dire. Je pourrais commencer par parler d’affirmation et d’approbation. Une conversation qui a eu lieu au tout début de la retraite, avant même qu’elle commence, m’a fait réfléchir. S’affirmer et montrer qui on est vraiment ou toujours chercher l’approbation et faire ce que les autres voudraient que l’on fasse. Normalement, je crois que je suis plus souvent qu’autrement dans l’affirmation, j’affirme qui je suis et ce que je pense plutôt bien. Mais je suis parfois aussi dans l’approbation, je l’ai d’ailleurs constaté quand est venu le temps du Cercle de Paroles à la fin de la retraite. Je déteste les Cercles de Paroles, je les déteste profondément. Ça me met mal à l’aise. Ça me met mal à l’aise non seulement de m’exprimer mais aussi d’entendre les autres s’exprimer ou même pleurer. J’ai l’impression de violer leur intimité juste de par le fait d’être présente et d’entendre ce qu’ils disent. Normalement, j’aurais quand même pris parole, question de faire comme les autres et pour que les autres ne me jugent pas. Cette fois-ci j’ai décidé de ne pas le faire, j’ai décidé de m’affirmer et non d’aller chercher l’approbation des autres.

Retraite d'automne

Ce petit évènement m’a porté à réfléchir aussi à la confusion que peut créer en moi ce monde du yoga, de la spiritualité, du développement personnel si l’on veut. Dans la salle principale de Yoga Salamandre, juste derrière ou j’étais assise pendant le Cercle de Paroles, il y avait une affiche qui dit que lorsqu’on sort de sa zone de confort, c’est là que la magie opère. Puis, l’autre jour, Martin me parlait d’accepter ce qui est. Donc, si je reviens à mon histoire de prise de parole, je me pose la question à savoir sortir de ma zone de confort ou accepter ce qui est, donc le désir de ne pas prendre parole ? Ces deux concepts me semblent contradictoires et je me suis beaucoup interrogée dans ce sens-là. En fait, je m’interroge encore. À moins qu’accepter ce qui est ce soit d’accepter l’émotion, qu’elle soit négative ou positive, mais de tout de même sortir de sa zone de confort? Est-ce que ça m’aurait apporté quelque chose de prendre parole? Quand j’y pense, je me dis que non. Je suis peut-être dans l’erreur.

Retraite Équinoxe-2020

Je pense vraiment beaucoup. Ça été une autre chose à laquelle j’ai été confrontée pendant la retraite. Encore plus quand je suis tombée sur un livre en particulier qui était dans la bibliothèque de Yoga Salamandre. Un livre sur le suicide. Un père qui a écrit des lettres à son fils qui s’est suicidé. Une de ces lettres commence comme suit : Tu venais d’avoir 16 ans, deux semaines avant, tu as trop réfléchi à tout, au sens de la vie surtout. Cette phrase m’a parlée, non pas que j’aie des tendances suicidaires rassurez-vous, mais plutôt parce que moi aussi je réfléchi trop et au sens de la vie surtout. C’est d’ailleurs probablement la raison qui m’a poussé à vouloir aller faire une retraite de yoga et de méditation…pour aller calmer mon esprit. C’est aussi pour ça que j’écris, pour calmer mon esprit et peut-être aussi pour exprimer ce que je réprime à haute voix.

Enfin, je ne vous ai pas vraiment parlé de la retraite en soi mais plutôt de comment elle m’a fait sentir. Mais il y aura d’autres articles, j’aurai bien la chance de vous parler davantage de mon expérience de retraite à Yoga Salamandre.

Bonne semaine!

Namaste.