Sous la couette, la hâte me gagne. Ce matin, je vais rejoindre mon amoureux. Il est beau, il est grand, il sent bon et il m’attend les bras chargés de fleurs.

Auprès de lui, je me sens bien et je me sens libre. J’ai tout l’espace dont j’ai besoin, il est si vaste! Je peux le parcourir pendant des heures et des heures en me laissant charmer par les découvertes.

Jamais il ne rompt le silence.

C’est une relation unique qui me permet de conscientiser ce que je lis depuis des années et que je commence à intégrer : l’amour est en moi, il est un état d’esprit.

Probablement en raison de notre conditionnement culturel et de l’emprise de nos instincts, nous considérons souvent l’amour ressenti dans le cadre des relations de couple comme étant supérieur aux autres formes d’amour. Voilà pourquoi nous leurs accordons une grande importance, comme si aucun autre lien ne pouvait nous permettre de vivre un échange nourricier et une connexion profonde. Pour vivre cette aspiration, nous sommes à la merci des choix de l’autre et la marionnette de nos hormones…

Peinée par ce constat, j’ai senti le besoin d’élargir ma définition de l’amour. Au fil de mes lectures, je découvre que l’amour est un état intérieur agréable. Pour beaucoup d’entre nous, le sentiment d’attirance éprouvé pour une personne crée l’état intérieur le plus agréable jamais ressenti. Cette personne étant perçue comme la raison de notre exaltation, nous privilégions cette relation par rapport à toutes les autres. Nous y tenons, nous avons peur de la perdre et nous mettons en place des stratégies pour nous assurer de la garder, parfois déguisées en belles paroles et en beaux gestes, mais qui ont souvent l’effet inverse…

Je constate le potentiel de bien-être que recèle une définition élargie de l’amour. Si je reconnais ce qui caractérise cet état intérieur, par exemple, le sentiment de complétude, l’expérience de connexion, l’engagement complet de notre attention sur un sujet et l’enthousiasme qu’il soulève en nous, je prends conscience qu’en approfondissant d’autres types de liens, j’arrive à vivre ces expériences tant recherchées. Je les vis d’une manière différente, certes, mais pas nécessairement moins satisfaisante.

En cultivant cet état d’esprit, je peux avoir un million d’histoires d’amour, chacune m’offrant sa couleur unique. Ce matin, j’ai choisi que mon amoureux est le jardin botanique de Montréal, mon voisin depuis maintenant un mois.

Bien que le couple soit une forme d’amour qui nous attire et nous transporte, il n’est pas le seul moyen de le ressentir. Pour cette raison, nous gagnons à ne pas placer les relations amoureuses au-dessus des autres formes d’amour et à rester ouverts pour apprécier toutes les teintes de l’amour le temps qu’elles durent, car tout finit par passer.

Parlant de silence 

Une des retraites phare de Yoga Salamandre est sans aucun doute le Séjour de grand Silence – Yoga et Dulce Far Niente! Pendant ce séjour, le silence, le yoga, la connexion à soi et le repos sont à l’honneur! Je participerai à cette retraite en octobre et je serais très heureuse de vous rencontrer! Consultez la page de l’événement.

© Isabelle Parisella 2018
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Isabelle Parisella
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